SOURIRES D'ASIE.
QUELQUES KILOMETRES A VELO DANS TROIS PAYS D'ASIE DU SUD-EST.

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Voila la pluie.

Après, 15 jours passés en bonne compagnie, voici que le temps est venu pour moi de continuer ma route seul. La séparation est d'autant plus dure que je rejoins le pays de la pluie et du brouillard, après une épreuve ferroviaire de plus de 24 heures. Comme, j'aime la difficulté de l'inconfort, j'ai opté pour une couchette "hard sleep"en compartiment de 6 personnes (il y a deux enfants en plus). Comme son nom l'indique c'est dur de dormir, d'une part avec les 7 autres occupants et d'autre part avec l'absence de matelas sur la couchette.

  Après, multiples changements de programmes dont certains m'ont été imposés par la société de chemins de fer du Viêtnam (impossibilité de décharger le vélo dans certaines gares et retard à la livraison du vélo), j'ai donc choisi de faire un circuit en commençant par la Baie d' Ha Long via Hai Phong, puis Nin Binh et enfin la route montagneuse pour Sapa, tout ça sans repasser par Ha Noi, hormis la demi journée sous la pluie pour réceptionner le vélo avant de reprendre le train. Le soir, alors que le bruit du train me résonne encore dans la tète, j'atteins enfin Hai Phong. Cette dernière ville se révèle être une ville portuaire non touristique avec des restaus grand standing. Celui que j'ai trouvé était décoré de très bon goût (n'imaginez pas retrouver en Asie du Sud Est les restaus asiatiques et leur décoration rococo de chez nous).

A chaque fois que j'y ai mangé, j'ai eu peur de partir avec une grosse facture et en fait je payais moins cher que le prix le moins cher affiché (à ne rien n'y comprendre). Je n'ai pas commandé le sang de tortue que les gens d’à coté se sont fait servir avec la bête égorgée sur place, car c'est un sang qui coagule très vite.

 Ma première journée entre deux programmes de TV5 et la dernière averse m'a servi à préparer mon périple vers la baie d'Ha Long. Il y avait tout de même un air touristique. En effet, certains bateaux rapides font la navette vers l'ile de Cat Ba (mon point d'accès sur la baie et une très belle réserve naturelle) pour des tarifs assez élevés. Les quelques rabatteurs que j'ai rencontres ne m'ont évidement pas incite à utiliser les bacs locaux. J'ai donc pu  finalement réussi à traverser les bras de mer sans les touristes pour une poignée de Dong et quelques agissements. J'ai rencontre quelques jeunes garçons intrépides que j'ai failli passer à l'eau. Ils bricolaient le vélo, et une fois sur leur vélo, un pédalait et l'autre a manqué de me renverser. J’ai ainsi par cette aventure rejoint l'ile de Cat Ba par le chemin "des écoliers". J'y ai dégusté au marche une assiette de calmars qui m'avait attendu une partie de la journée sur l'étale surchauffé et hautement fréquenté par mes amies les mouches. En attendant la digestion, je me suis dirigé vers un autre embarcadère à l'autre bout de l'île, ce qui m'a permis d'apprécier la beauté des montagnes pains de sucre sur la route. De là, j'ai pu affréter un bateau touristique qui m'a conduit via la référence des pains de sucre, à Ha Long city.

 C'est finalement, là que j'ai le plus ressenti la prostitution. Une femme alors que j’achetais des bananes m'a proposé un massage avec Boum-boum (pour reprendre leur expression).

 Le lendemain, sorti de la ville, j'ai rapidement quitté ce pôle touristique pour le midi prendre une soupe où le patron du bouis bouis a essayé de communiquer avec moi grâce au livre d'école d'anglais de sa fille. Il m'a aussi proposé son alcool de riz qui est compris généralement dans le prix de la soupe. J'ai refusé en prétextant que c'était contre indiqué avec le vélo. Je suis surpris que les hommes le matin s'envoient des bonnes doses d'alcool. C'est restaus populaires fournissent aussi, le thé vert, très fort, un peu comme celui du Maghreb sans le sucre et avec ça, ils fument le narghilé (très fort aussi). M'a dernière étape, arrosée de pluie, je précise, est ce que les français appellent la baie d'Ha Long terrestre qui entoure la ville de Nin Binh. La ville est, elle même toute plate et sans grand intérêt et il faut faire une dizaine de kilomètres pour se retrouver dans le paradis des rizières et de ces fameuses montagnes...

 

 


Publié à 01:30, le 23/03/2007
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Commentaire sans titre

Salut Seb,
<br>C\'est vraiment bien tes souvenirs de voyage, on a l\'impression d\'y etre.
<br>Mais tu rentre quand en Haute-Savoie ? Il commence à faire beau et il n\'y a plus de neige sur le salève.
<br>A tout bientot,
<br>Bisous
<br>Steph

Publié par Anonymous à 17:32, 5/04/2007

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Courage

salut seb, photos superbes, texte tiptop, tu nous donnes envie. A defaut d\'y etre, ça nous permet de voyager un peu et de penser à autre chose qu\' à notre hiver sans neige. A plus au HUG, bonne fin de voyage et bon retour.
<br>Pyke.
<br>PS: Vu la taille de tes cuisses et les km avalés, tu dois tourner à l\' EPO et aux CTC (Mireille a remarqué que des seingues avaient disparues).

Publié par Pyke à 01:52, 7/04/2007

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