SOURIRES D'ASIE.
Mon premier voyage à vélo entre Bangkok et Hanoï.

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CONCLUSION.

Presque 5000 Km, 36000 m de dénivelé, 1 chaîne cassée, 2 crevaisons, 1 rayon de cassé, 1 cul tanné et des cuisses qui n'ont pas l'air d'avoir changées. Mes souvenirs sont plus ou moins bien retracés dans ce blog, mais en tout cas gravés à jamais dans ma tête. C'était un réel bonheur de partir le matin avec un vélo qui est à la fois ami, maison... et qui m'a permis de découvrir un peu de ces trois pays, très différents malgré leur rapprochement.

Ce qui m'a le plus surpris en Thaïlande c'est ce développement qui a l'air assez homogène, en tout cas dans les régions que j'ai pu visiter. Ceci étant peut être lié à la présence du roi que le peuple aime tant et qui je pense maintient une politique positive pour le pays. Ce roi, il ne faut surtout pas essayer de le blasphémer, d'ailleurs. Effectivement, j'ai vu aux infos qu'un ressortissant Suisse risque 75 ans de prison pour avoir tagué une des nombreuses photos du roi, alors qu'il était soul. Mis à part que l'on ne peut pas trop rigoler avec certaines choses. Il y a un système scolaire accessible au plus grand nombre. Une espèce de cahier des charges que les petits restaus peuvent remplir et ainsi faire partie d'une charte. Les gens partent en vacances (ils prennent d'ailleurs les étrangers en photo), j'en ai vu qui faisaient du sport (ce qui est pour moi un signe de développement (le travail n'est pas qu'une activité unique dans la vie...)

Il est pour les étrangers, très facile de voyager et toutes les bourses peuvent se régaler. Et l'image du tourisme sexuel en Thaïlande n'est pas fondée pour celui qui quitte les quartiers dédiés à cette activité.

Le Laos ressemble à la Thaïlande dix ou vingt ans en arrière. Ces deux pays ont en commun leur alphabet et leur langue presque semblable.

Il est regrettable que le Laos soit sujet à une telle déforestation et une culture sur brûlis non contrôlé.C'est un pays, qui semble beaucoup plus sec que le Vietnam, mais compte beaucoup de cours d'eau dont beaucoup sont navigables.Le Vietnam quant à lui a une densité de population beaucoup plus importante que le Laos, avec tout ce que cela comporte sur le plan de la circulation entre autres. C'est, la deuxième meilleure croissance économique en Asie après la Chine.

La nourriture y semble plus diversifiée et un peu moins pimentée.

Question budget, je n'ai pas trouvé de différence globale notoire entre les trois pays.

Il semblerait que l'hôtellerie au Vietnam soit de meilleure qualité qu'au Laos.Je pense que c'est plus difficile de voyager au Vietnam de par le caractère roublard des gens, ces derniers étant plus envahissants et donc moins discrets.

Enfin, je dirais que chacun peut avoir une opinion différente et qu'il serait souhaitable d'aller juger par vous-même.

 



Publié à 01:30, le 7/04/2007
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5 JOURS, 490KM, 6.6KM DE DENIVELES,30H DE VELO ET 32LITRES DE BOISSONS.

En fait, il m'a fallu neuf jours pour atteindre Sapa depuis Nin Binh, dont un jour de "congé". Le premier jour n'était pas décrit sur mon lonely planet, spécial vélo. Il a été plus surprenant par la longueur. Les 95 Km estimés se sont transformés en 160Km. Tout d'abord, j'ai roulé dans les rizières pour éviter la redoutable N1. Mais, comme je pensais ne pas avoir trop le temps de me perdre dans ces chemins, j'ai fini par faire une dizaine de kilomètres sur la nationale avant de bifurquer à l'ouest sur une route moins large mais qui m'a paru tout aussi chargée. La boue a laissé la place à la poussière. Puis, au fil du temps, la circulation s'est calmée et le temps a vraiment changé pour laisser place à un soleil magnifique. Avec l'apparition de la montagne et son calme, j'avais l'impression de renaître. Ce soir-là, j'ai cherché une adresse que je n'ai jamais trouvée ce qui m'a valu une trentaine de kilomètres de superflue, mais aussi des paysages de rizières avec des couleurs magnifiques et une vie paysanne intense. J'ai finalement logé dans un village touristique fait de grandes maisons en bambous sur pilotis, où l'on pouvait loger pour trois fois rien.

Ça faisait dortoir, mais comme il y avait plus de dortoirs que de touristes, j'étais le seul dans une immense chambre. La patronne m'a installé un matelas et une moustiquaire au milieu et j'y ai merveilleusement bien dormi après cette bonne journée. J'ai fait des rencontres intéressantes, comme cette Japonaise qui travaille depuis presque deux ans au Vietnam. Elle fait de la promotion et formation pour la récupération du biogaz (des animaux) utilisé comme source d'énergie. C'est assez répandu d'après elle, enfin je n’ai pas l'impression que quelqu'un ait déjà cuit ma soupe avec des pets de vaches.

Je lui ai demandé si cela faisait une différence qu'elle soit asiatique, elle m'a rétorqué qu'elle se faisait arnaquer comme les autres touristes. Elle se demande d'ailleurs comment font les gens qui ne parlent pas le Vietnamien. Nous en sommes venus à parler de son pays et elle m'a dit que le coût de la vie était devenu moins élevé depuis la crise asiatique. Je l'ai ainsi questionnée pour mes nouvelles idées de voyages....


Publié à 01:30, le 3/04/2007
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Pour mon jour de congé, j'ai choisi tout particulièrement mon hôtel à Son La, en respectant toujours un des arguments majeurs de choix: le calme. Après avoir visité un hôtel où une certaine odeur d'alcool régnait et où l'on m'a proposé de faire l'amour après le massage, j'ai enfin trouvé une chambre calme avec vue sur une rizière. C’était indispensable pour retrouver une certaine quiétude dans ce monde de vietnamiens qui ne parle pas un mot d'anglais. J’ai eu besoin de ça car lorsqu'on est seul et qu'un petit incident arrive, l'équilibre moral est vite déstabilisé. Effectivement, à l'heure de manger je choisis un restau, cette fois car il a des tables et des chaises à la bonne hauteur européenne pour que je puisse y passer mes genoux. La négociation du prix de la soupe a mal démarré, j'aurais dû me méfier. Le patron me marque à m'a demandé sur un papier respectivement des sommes représentant 2x, 3x et 4x le prix d'une soupe. À mon tour, j'écris le vrai tarif, il regarde furtivement et acquiesce. Il devait se dire "tu vas voir ce qui t'attend, toi". Je mange ma soupe avec de la viande que je n'avais pas demandée et avant que je la finisse, il m'en propose une deuxième. Au moment de payer, il m'annonce son prix exorbitant pour deux soupes en affirmant sans scrupule que c'est le prix normal. Après quelques minutes d'affrontement, je finis par lui payer une bonne partie de ce qu'il me demande car de toute façon aucun dialogue est possible. Évidemment, le montant de l'arnaque est dérisoire, mais premièrement on finit par vivre en fonction des prix locaux et de deux, je pense que c'est une nécessité par respect pour eux que de réfléchir en fonction de leur pouvoir d'achat. Il ne faut pas oublier qu'un pays ne peut pas vivre uniquement  du tourisme. Il faut des agriculteurs, des banquiers... dont les salaires ne s'alignent pas.

 En conclusion, il faut vite se décarcasser pour retrouver une bonne adresse, pour éviter de penser que tous les Vietnamiens sont des voleurs. Et, j'ai l'impression que la population des viets que j'ai rencontrés se divise en 3 groupes:

-80% des gens appliquent un tarif "touriste" qui va de 20% à 400% plus cher et qui est facile à négocier. Ces gens sont roublards mais honnêtes, ils essaient juste de gagner un peu plus facilement l'argent; ça peut être légitime.

-15% des gens appliquent un prix normal, on les retrouve le plus souvent dans les zones non-touristiques.

-5% des gens sont malhonnêtes, ils affirment des choses en nous prenant pour des "cons". Aucun dialogue n'est possible, il faut éviter de tomber sur ces gens-là, en détectant tout signe suspect et en ayant pas peur, même une fois assis à table de partir car on trouve que la négociation du prix n'est pas claire dès le début.


Publié à 01:29, le 3/04/2007
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 J'ai traversé des villes le long des artères principales dont l'architecture est assez particulière et spécifique au Vietnam. Les maisons sont hautes avec des façades étroites dont uniquement la façade donnant sur la rue est peinte et souvent de couleur très vive. Je pense qu'ils doivent payer un impôt en fonction de la largeur de la façade comme c'est le cas à Amsterdam. L'architecture de ces maisons récentes est parfois très moderne. La route après « Son La » se caractérise par une route très étroite qui se transforme souvent en piste de poussière. J'ai appris qu'elle était en travaux en vue de la construction d'un barrage. Ce qui se confirme peut-être par le dragage de la rivière, par ces espèces de maisons flottantes qui extraient les galets pour la construction de la retenue d'eau.

 Je me suis arrêté à Dien Bien Phu, un nom qui doit certainement parler à certains. Effectivement, c'est le lieu de la dernière bataille des Français en 1954 pendant la guerre d'Indochine. En plus, d'avoir une pensée pour ces pauvres gens morts pour du territoire, d'avoir vu quelques reliques militaires et un cimetière de tombes anonymes, je garde un bon souvenir de cette étape.

Alors, que je cherchais un restau qui me convenait bien, le patron d'un de ces endroits m'a presque agressé en me disant que c'était de la cuisine de chien. Vu, la grosseur des cuissots qui étaient exposés, je n'ai pas insisté pour m'attabler à cette adresse.

Plutôt, dans l'après-midi alors que je cherchais encore mon hôtel et que je souhaitais combler ma faim de loup. Je suis resté un moment à manger des espèces de sandwichs avec du pâté, de je ne sais quoi, du tofu et une espèce de foin de je ne sais quel nid d'oiseau. J'en ai mangé quatre, mais je me suis demandé si je n'allais pas le regretter toute la nuit. Je me suis dit tant qu'à vomir, autant ce faire plaisir un maximum. J'ai ainsi goûté à leurs sorbets locaux. Tout était délicieux et m'a laissé passer une très bonne nuit. Un jeune homme a engagé la conversation avec moi avec ses trois mots d'anglais. Il hurlait dans mes oreilles, la bouche pleine alors que je dégustais mes mets de choix. ça été une victoire de lui avoir fait comprendre que je n'étais pas encore complètement sourd et qu'il pouvait me parler calmement, après s'être débarrassé de son contenu buccal. C'est alors, que confiant, j'ai essayé de faire comprendre une fois de plus au vendeur que je n'avais pas besoin de tous ces emballages papiers et plastiques pensant pouvoir sensibiliser la petite assemblée qui m'entourait aux problèmes de pollution.

 Entre parenthèses, pour eux la pollution, c'est la poussière sur leur scooter ou leur voiture. Ce n’est pas un manque d'intelligence bien sûr, mais d'éducation. Il faut aussi penser que dans les coins les plus reculés l'absence de ramassage des ordures ne facilite pas la situation.

 Pour en revenir au cas présent, je pointais du doigt ce que mon ami, venait de jeter dans la rue afin d'étayer ma démonstration. Je voulais insister sur le fait que le Vietnam est parfois comparable à une porcherie. Ainsi, à ma grande surprise un autre spectateur lui a fait ramasser ses déchets.


Publié à 01:28, le 3/04/2007
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 Enfin, après toutes ces petites histoires je voulais revenir sur la route qui à travers ces montagnes en plus d'être magnifiques, malgré l'espèce de brume de ce début de période estivale  sont habitées par des villages de différentes ethnies. Ces dernières ont toutes un costume traditionnel qu'elles portent au quotidien. Ceci rend vraiment la région sortie d'un autre temps. J'aurais aimé étayer ma description par des photos, mais je suis toujours gêné de photographier les gens surtout dans les endroits non-touristiques. Certains vêtements sont vraiment colorés certaines ethnies ont les mollets bandés de noir, on dirait des bas qui plissent. Leurs coiffures sont aussi très folkloriques avec parfois des tissus colorés où j'ai vu quelque chose qui ressemble vaguement à une parabole et qui doit faire office d'une broche.

 Après, un dernier col à 2000m j'atteins Sapa, le dernier objectif de mon voyage et le retour en France se fait de plus en plus sentir....


Publié à 01:27, le 3/04/2007
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Voila la pluie.

Après, 15 jours passés en bonne compagnie, voici que le temps est venu pour moi de continuer ma route seul. La séparation est d'autant plus dure que je rejoins le pays de la pluie et du brouillard, après une épreuve ferroviaire de plus de 24 heures. Comme, j'aime la difficulté de l'inconfort, j'ai opté pour une couchette "hard sleep"en compartiment de 6 personnes (il y a deux enfants en plus). Comme son nom l'indique c'est dur de dormir, d'une part avec les 7 autres occupants et d'autre part avec l'absence de matelas sur la couchette.

  Après, multiples changements de programmes dont certains m'ont été imposés par la société de chemins de fer du Viêtnam (impossibilité de décharger le vélo dans certaines gares et retard à la livraison du vélo), j'ai donc choisi de faire un circuit en commençant par la Baie d' Ha Long via Hai Phong, puis Nin Binh et enfin la route montagneuse pour Sapa, tout ça sans repasser par Ha Noi, hormis la demi journée sous la pluie pour réceptionner le vélo avant de reprendre le train. Le soir, alors que le bruit du train me résonne encore dans la tète, j'atteins enfin Hai Phong. Cette dernière ville se révèle être une ville portuaire non touristique avec des restaus grand standing. Celui que j'ai trouvé était décoré de très bon goût (n'imaginez pas retrouver en Asie du Sud Est les restaus asiatiques et leur décoration rococo de chez nous).

A chaque fois que j'y ai mangé, j'ai eu peur de partir avec une grosse facture et en fait je payais moins cher que le prix le moins cher affiché (à ne rien n'y comprendre). Je n'ai pas commandé le sang de tortue que les gens d’à coté se sont fait servir avec la bête égorgée sur place, car c'est un sang qui coagule très vite.

 Ma première journée entre deux programmes de TV5 et la dernière averse m'a servi à préparer mon périple vers la baie d'Ha Long. Il y avait tout de même un air touristique. En effet, certains bateaux rapides font la navette vers l'ile de Cat Ba (mon point d'accès sur la baie et une très belle réserve naturelle) pour des tarifs assez élevés. Les quelques rabatteurs que j'ai rencontres ne m'ont évidement pas incite à utiliser les bacs locaux. J'ai donc pu  finalement réussi à traverser les bras de mer sans les touristes pour une poignée de Dong et quelques agissements. J'ai rencontre quelques jeunes garçons intrépides que j'ai failli passer à l'eau. Ils bricolaient le vélo, et une fois sur leur vélo, un pédalait et l'autre a manqué de me renverser. J’ai ainsi par cette aventure rejoint l'ile de Cat Ba par le chemin "des écoliers". J'y ai dégusté au marche une assiette de calmars qui m'avait attendu une partie de la journée sur l'étale surchauffé et hautement fréquenté par mes amies les mouches. En attendant la digestion, je me suis dirigé vers un autre embarcadère à l'autre bout de l'île, ce qui m'a permis d'apprécier la beauté des montagnes pains de sucre sur la route. De là, j'ai pu affréter un bateau touristique qui m'a conduit via la référence des pains de sucre, à Ha Long city.

 C'est finalement, là que j'ai le plus ressenti la prostitution. Une femme alors que j’achetais des bananes m'a proposé un massage avec Boum-boum (pour reprendre leur expression).

 Le lendemain, sorti de la ville, j'ai rapidement quitté ce pôle touristique pour le midi prendre une soupe où le patron du bouis bouis a essayé de communiquer avec moi grâce au livre d'école d'anglais de sa fille. Il m'a aussi proposé son alcool de riz qui est compris généralement dans le prix de la soupe. J'ai refusé en prétextant que c'était contre indiqué avec le vélo. Je suis surpris que les hommes le matin s'envoient des bonnes doses d'alcool. C'est restaus populaires fournissent aussi, le thé vert, très fort, un peu comme celui du Maghreb sans le sucre et avec ça, ils fument le narghilé (très fort aussi). M'a dernière étape, arrosée de pluie, je précise, est ce que les français appellent la baie d'Ha Long terrestre qui entoure la ville de Nin Binh. La ville est, elle même toute plate et sans grand intérêt et il faut faire une dizaine de kilomètres pour se retrouver dans le paradis des rizières et de ces fameuses montagnes...

 

 



Publié à 01:30, le 23/03/2007
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MER ET SOLEIL.

Nos étapes côtières sous le soleil, comprennent tout d'abord Hue et sa richesse culturelle. Ensuite, viens Lang Co et sa plage: deuxième bain en deux mois. Et enfin, Hoi An et son architecture toute particulière, influencée par l'art Japonais, ce qui lui vaut son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco et une rénovation de faveur.

J'aimerais faire part avant toute chose de mon statut de cycliste, en proie à toutes sortes d'agressions quotidiennes. Effectivement, la conduite locale mériterait un chapitre entier. Pour être bref et précis, pour passer son permis au Vietnam:

-Il faut deux mains, une pour utiliser le Klaxon et une pour faire tout le reste.

-Ensuite, ne jamais regarder derrière car l'on pourrait quitter le devant de la route des yeux, ce qui pourrait être tout à fait fatal.

Les éléments de sécurité sont donc le klaxon que l'on doit s'empresser de changer pour une corne de brune ou, quelque chose de plus fort que chez les autres usages.

Le casque leur parait utile pour se protéger du soleil mais comme il fait trop chaud dedans, ils ne le mettent pas, préférant parfois un casque de chantier de travers car trop grand pour eux. Quelques photos de ratées!

Le rétroviseur, lorsqu'il est installé n'a donc qu'une seule fonction de miroir pour se curer les dents après le repas.

Ha, on le regrette bien le temps des vélos.

Ce qui ma le plus marqué dans tout ça, c'est lorsqu'une moto roulant à fond, à gauche me klaxonne alors que je suis bien placé sur ma droite.


Hue est une grande ville assez touristique avec un long passé culturel, elle a été un temps capitale. Je ne vais pas donner plus de précision par peur de dire des bêtises.

Le premier soir, nous avons mangé, à notre grande surprise dans ce pays, à crédit. La patronne nous a fait confiance, sans même nous demander le nom de notre hôtel. Surtout, que c'était un repas de fin de parcours, qui compte pour l'équivalent de 4 personnes, en quantité...

Un autre restau.qui nous a sustenté, était végétarien, mais les plats étaient tout de même classés par qualité de viande. Ne sachant pas si c'était du "lard ou du cochon", nous avons commandé en fonction de ce qu'avaient choisi nos voisins. En fait, le cuisinier arrive avec du tofu, à imiter la texture de chaque viande, mystère culinaire. En tout cas, le rat que nous avons vu passer dans la salle, lui n'était pas végétal....



Publié à 01:30, le 18/03/2007
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 Toujours dans l'esprit de combler un besoin impérieux nous avons essayé une formule très aguicheuse. Il était inscrit sur la façade pain, salade, fruits à volonté ... En fait, pour le prix exorbitant d'une boisson les serveuses excessivement raffinées faisaient des allers et retours dans la cuisine pour apporter les rations de compensations, très drôle... Ainsi, le vin local que je goûtais pour la première fois avait un gout différent.

 Sur ces expériences intéressantes, nous avons quitté Hue pour goûter aux plaisirs de la thalasso. En fait, nous sommes simplement allés nous baigner à Lang Co, ce village de pêcheurs perché sur une lagune. L'eau était suffisamment chaude à notre goût pour profiter de ce bain comme d'une bénédiction qui nous était offerte après toutes ces journées de chaleur. Nous nous sommes payés le luxe d'un hôtel les pieds dans l'eau. Luxe à dix US$, je précise quand même, j'ai été obligé pour ce prix là, de profiter à l'œil de la piscine du « Resort » vide, d'à côté.

 J'ai fait une cure de produits de la mer au grand dégoût de Marco, lui étant malade rien que d'y penser. Le petit restau que nous avons trouvé était fort sympathique et a tout à fait compris qu'elles étaient nos besoins respectifs. Les mouches ont fort bien profité de notre repas, nous ne pouvions brancher le ventilateur par manque d'électricité. C'est ainsi que la serveuse, c'est mis à ventiler nos assiettes.

 Après, le passage du col des nuages (500m de dénivelé, une formalité pour nous) et la traversé de Da Nang dans un flot humain motorisé, nous avons rejoint la route côtière large et exempt de circulation car un peu plus longue. Cela nous a permis d'atteindre malgré un mauvais vent contraire, Hoi An, ville au bord de la rivière à trois km d'une plage qui est devenue payante pour les vélos. Tous les moyens sont bons pour gagner de l'argent au Viet Nam. Désolé pour la mauvaise pub, mais il y a des factures qui sont difficiles à régler selon les circonstances. Enfin, le bon hôtel avec piscine sur le toit nous a aidé à oublier certains désagréments. Très régulièrement, pour échapper à la chaleur humide (35 degrés) et aux innombrables interpellations dans la rue "Motorbike, motorbike" (on pourrait louer 150 motos par jour), nous avons fait des retraites dans ce joyau de fraîcheur.


Publié à 01:29, le 18/03/2007
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BIENVENU AU VIETNAM.

Le premier contact avec ce pays se fait sous le brouillard et la fatigue. Huong Hoa est une ville où personne ne parle l'Anglais. Ainsi, se familiariser avec les nouveaux prix et les habitudes est un peu délicat. Nous sommes Marco et moi très méfiant, lui garde ses bonnes impressions de son voyage en 97, mais quelques précédentes rencontres, nous informent de leurs mauvaises aventures (arnaques et impostures des Vietnamiens). Le matin même, nous rencontrons des cyclistes qui ont écourté leur voyage pour revenir au Laos pour plus de tranquillité. Nous essayons de faire abstraction de toutes ces histoires pour appréhender au mieux la suite de notre voyage.

Je pense que l'atmosphère de cette ville m'a particulièrement marqué, comme une première fois peut marquer.

Nous avons eu du mal à trouver à manger, effectivement les "Com Pho", restaurant local se ressemblent tous dans le misérable, souvent c'est très sale du sol au plafond. Particulièrement, le sol sur lequel les Viets ont pris l'habitude de jeter : leur serviette papier, les os des différentes viandes...Il serait ainsi possible de juger de la qualité de la nourriture par la fréquentation et donc de la saleté au sol. Nous nous sommes d'avantage régalé ce soir-là avec les beignets de bananes qu'une gentille dame confectionnait dans la rue. Après quelques échanges sympathiques, elle s'est laissée prendre en photo, la mise en scène était rigolote, car elle a tenu à se recoiffer les cheveux en se les détachant pour ce les rattacher. L’intention était charmante mais avec l'objectivité de nos deux regards avisés, il n’y avait aucune différence...

La longue nuit, sous entendu pas de départ a 6h, m'a permis de récupérer et de laisser place à un ciel dégagé de cette brume et rejoindre facilement Hue, notre première vrai escale.

 



Publié à 01:29, le 11/03/2007
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QUITTER LE LAOS.

Après, multiples changements de programme, j’opte pour l’option Bus et vélo pour rejoindre le Vietnam. Mon compagnon et moi repoussons à chaque jour notre séparation.

Les 8 heures de bus local se transforment en 10 heures à cause de nos multiples arrêts pour charger et décharger les voyageurs. Pendant quelques heures, l’allée centrale est complètement occupée. Les gens sont assis sur des tabourets de fortune et le "Stuart " alterne entre le toit du bus pour arranger les dernières affaires, déplacer les vélos parfois en roulant et enjamber les utilisateurs pour encaisser l’argent du voyage. Le bus local apporte une autre vision du pays et partager le siège avec les Laotiens est source de fous rires. Une dame, ayant un sourire aux dents et gencives très noires veut glisser son sac volumineux sous les pieds de Marco. Ce dernier, avec ses 1m86 ne peut à peine placer ses genoux derrière le siège. Plus tard, au Vietnam, une jeune fille étant impressionné par sa taille lui a demandé de manière très innocente, s’il faisait deux mètres. La bonne qualité de la route nous a tout de même permis de gagner 4 jours de vélo soit 485 km et quelques courbatures. Nous avons un peu triché, mais le lendemain nous a réservé encore, une bonne virée, l’énergie accumulée la veille avec nos jambes pliées, nous a permis d’effectuer une bonne étape de 170 km de route plate malgré le léger vent défavorisant, c’est le jour des records. 7h30 de vélo et le soir, nous avons été les premiers touristes à faire des bananes flambées dans la cuisine du restau du village, sous les yeux curieux de la cuisinière et mêmes des autres clients, bien sûr. Leur curiosité n’est pas allée au point de goûter la nourriture des falangs…Une fois rendu dans nos chambres respectives un bruit fort de quelqu’un qui était en train de vomir a interrompu les prémices de nos rêves. La question est qui de nous deux a gardé un mauvais souvenir des bananes? Le lendemain, nous avons fait connaissance de notre voisin en mal d’expression.

80km nous ont conduit à la frontière après quelques arrêts soupe, habituels. Un arrêt est tout de même moins habituel, un des étales présente à la vente des écureuils cuits. Nous avons pensé au début à des rats, mais c’est plus tard lorsque nous avons vu des morts pendre au bord de la route que nous avons pu reconnaître. Notre repas de midi a été assez animé; quelques jeunes femmes nous agressent pour que nous leur échangions notre argent. Une fois qu’elles ont compris, qu’il est venu pour nous le temps de manger, des cars de touristes thaïs sont venus brailler à nos oreilles, tels des vendeurs de poissons pour calculer leurs Baths en Dongs.

Le passage de la frontière est épique, une taxe de 1 dollar (le dollar symbolique?...) nous incombe spécialement car nous passons la frontière un dimanche…Ensuite, je ne peux me rappeler le nombre de fois où j’ai présenté mon passeport. Après, une heure de formalité le Vietnam nous tend enfin les bras avec ses surprises…



Publié à 01:27, le 10/03/2007
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ENTRE LUANG PRABANG ET VIENTIANE.

Voilà, une nouvelle étape d’achevée. J’arrive, mon nouveau compagnon de route et moi à la capitale, Vientiane. Il est temps pour nous de nous mesurer les mollets après quelques centaines de km et milliers de mètres de dénivelé en 5 jours. C’est aussi l’occasion pour nous de faire faire le visa Vietnamien. Je pensais plus malin et surtout plus économique de faire les démarches auprès de l’ambassade plutôt que dans une agence. Et bien comble de toute logique, c’est plus cher, cher Monsieur l’ambassadeur.

Soit, 5$ de pourliche n’affecte pas toute notre satisfaction. L’arrivée se fait sans ovation mais juste avant la fermeture de la dite, ambassade, qui a déménagé depuis la dernière parution de notre cher guide touristique.

 



Publié à 01:30, le 6/03/2007
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Après, une dizaine de chambres visitées et comparée, nous penchons pour une formule économique avec bon confort et nous commençons une période de remise en forme. Notre meilleur souvenir est le petit bar à fruits. Les jus de fruits et salades de cet endroit idyllique sont  à ce faire peter le bide.

 Effectivement, les endroits touristiques ont l'avantage de proposer une multitude de cuisines qui permettent de casser le quotidien soupe...


  Les 450km qui séparent Luang Prabang de Vientiane sont intéressantes pour la rééducation cardiaque intensive. Le premier jour, 1750m de dénivelé m'ont élevé dans les hautes sphères, à kiu kacham 1350m d'altitude. Village de passage simple mais finalement assez développé et  dont l'étape a été largement agrémenté par la rencontre de 2 autres cyclistes, un Danois qui fait un tour du monde de 2 ans et un Allemand qui va finalement partager ma route jusqu’à Hoi an au Vietnam. C'était très intéressant d'échanger nos impressions et d'argumenter sur nos manières différentes de voyager.

 Nous avons ainsi partagé les repas du soir et du matin et pour Nicolaï c'était les premiers pains frais depuis longtemps. J'ai trouvé une nouvelle technique toute particulière du pain beurre confiture. Ils simulent la fraîcheur du pain en le mettant au micro-onde après l'avoir tartiné: l’absorption des ingrédients utilisés avec parcimonie est totale...

L'étape spéciale cycliste du lendemain est sympathique, baignade dans des sources d'eau chaude, l'endroit est très simple et pas du tout mis en valeur, mais l'on pourrait tout à fait penser que cela peut devenir, un super spot touristique. Pour l'instant, il y a quelques spots pour le petit resto étape routier. Les utilisateurs locaux font leur "toilette lessive" et je pense que s’ils pouvaient descendre leur camion dans la piscine naturelle, ils profiteraient de l'eau sulfureuse pour faire briller leur machine.

 Après quelques dizaines de kilomètres de descente et une autre ville touristique en cour de réhabilitation (Muang Sing) une autre étape originale nous attendait. Nous avons dormi au bord de la plus grande retenue d'eau d'Asie du Sud Est. La production d'électricité alimente une partie du Laos et assure une des plus grosses sources de revenus grâce à la vente de la majeure partie de la production en Thaïlande. Dans les années 70, ils ont ainsi recouvert des forêts de tecks, entre autres, créant un business du bois conservé intact au fond de l'eau. Des plongeurs risquent leur vie pour remonter ce bois qui est malheureusement introuvable dans les dernières forêts existantes. Ce site a aussi un fort potentiel touristique inexploité, les îles qui sont apparues et la légère brume présente à fleur de l'eau donne un charme tout particulier au site. Les deux hôtels présents actuellement répondent à tous les budgets. Nous avons retenu le moins cher, malgré le fait qu'il ne brillait pas par sa propreté et son rapport qualité prix, j'ai prié pour ne pas repartir le lendemain avec des puces ou quelque chose d'un genre pas sympathique... Des plumes de poulets coulaient du robinet…


Publié à 01:29, le 6/03/2007
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LUANG PRABANG.

Je n'ai pas tellement envie de détailler, la ville de Luang Prabang, les guides touristiques feront ça bien mieux que moi. C'est incontestablement, la plus belle ville du Laos, bordée par le Mékong et un autre fleuve qui se jette dedans. C'est de ce fait, la ville la plus touristique, qui a connu un développement impressionnant ces dernières années. Le nombre de guesthouse est passé de douze en 96 à peut être une centaine à ce jour. Je ne sais pas si Pierre Desproges qui y a passé son enfance, se retrouverait. Il n'empêche que la ville a gardé une atmosphère très sympathique avec ses temples à tous les coins de rue.

J'ai été choqué par le contraste entre l'aisance de la population de la ville avec la dernière étape de mon voyage à vélo. Effectivement, à seulement 80km d'ici on remonte à l'âge de pierre. Le seul restaurant de la ville soi-disant ne pouvait me vendre que du poulet grillé qui macérait derrière une vitre et des gâteaux de marque chinoise. La patronne de la guesthouse était tout affolée de voir un touriste et elle s'est mis en quatre pour assurer mon bien être en mettant à disposition tout ce qu'elle avait. Je la sentais tout ennuyée lorsque le petit groupe électrogène ne voulait pas démarrer, alors qu'elle m'avait venté sa lumière lors de la négociation du tarif.

A mon tour, je ne peux m'empêcher de citer l'étape que j'ai dû accomplir avec fierté pour arriver à cette petite ville tranquille. 80km dont 60km de piste sur les crêtes entre 1000 et 1200 m d'altitude et plus de 2000 m de dénivelé ont été nécessaires pour relier c'est deux étapes. J'aurais aimé vous faire partager l'engouement des villageois me saluant lors de mon passage; une belle récompense pour cet effort fournit et ces litres de sueurs perdus.

 



Publié à 01:30, le 28/02/2007
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RENCONTRE DE DOCTORESSES A NAMOR.

La journée du 20/02/07 m’a marqué grâce à plusieurs événements. Tout d’abord, je fais 50km sur du plat et de la bonne route, ce qui n’est pas légion dans ce pays. Inconsciemment, je souhaite faire durer le plaisir. En partant de Luangmantha, je n’étudie pas suffisamment ma carte, je me dirige dans la direction de Vieng Poukha, une route que je connais bien… Une erreur qui me coûte 25km supplémentaires sur la journée.

Une fois arrivé au bout de mes peines au 95e Km, à l’entrée de Namor, je dois pousser mon vélo car mon pneu arrière est à plat. Je finis donc avec une escorte d’enfants. Ce village malgré son absence d’attrait touristique comporte 4 ou 5 guesthouses. Mon choix est facilité par la présence de ces deux jeunes doctoresses qui m’adressent la parole et qui ont eu le temps de sélectionner la meilleure adresse. Elles sont dans cette localité car elles travaillent sur la qualité des soins en province. Elles m’ont donc proposé une visite du dispensaire. Un seul patient est hospitalisé ce jour-là, ce sont eux qu’elles interrogent. Elles ont souvent besoin d’un traducteur car elles m’ont expliquée que les gens des montagnes ne parlent pas la langue commune, mais qu’ils ont leur propre dialecte. Je comprends que ce dispensaire est assez dénigré et que les gens préfèrent se faire soigner en ville. D’après elles, les accouchements se font en milieux hospitaliers. Les familles sont en générales très présentes au chevet du malade, c’est elles qui assurent la nourriture et l’achat des médicaments. Les pathologies rencontrées sont souvent des cas de diarrhées et de paludisme.

J’ai été surpris de voir une campagne incitant les femmes à ne pas utiliser l’allaitement artificiel. Ce qui sous-entend que les mères ne soufrent pas de mal nutrition. Quel est le problème, si l’eau des biberons est bouillie?

J’ai eu des réponses plus personnelles comme leur salaire: 250us$/mois. Sachant, que le salaire moyen est de 50us$/mois mais que 35us$/mois est plus commun au sein de la population.

Nous avons abordé les traditions concernant le mariage. Jusqu’alors, il était courant que la jeune fille soit mariée à l’âge de 16 ans pour commencer à procréer, cela change un peu en ville. La relation hors mariage dans la tradition est bannie et une femme non mariée à 30 ans est reniée.

Leur générosité m’a permis de me retrouver à leur table pour partager un repas opulent…Après toutes ces considérations matérielles, je n’étais pas très à l’aise de me faire inviter.


La nuit a été calme, en revanche, ma chambre étant placée à un angle de rue, j’ai été réveillé par les passants qui se raclent la gorge et qui crachent; qu’elle mise en bouche, de bon matin!..

 



Publié à 01:30, le 21/02/2007
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LUANGMANTHA-LUANGMANTHA VIA MUANG MEUG.

Le peu de voie de circulation dans le pays oblige souvent à revenir sur ses pas. J’avais donc choisi de me diriger vers le nord-ouest à Muance Sing réputé entre autres pour son trafic d’opium et ses villages de minorité ethnique. L’intérêt du village est ces trekkings organisés pour la découverte des différentes ethnies. Malheureusement, la fréquentation touristique a incité la population à prendre le touriste pour un acheteur désigné. C’est ainsi que l’on est très souvent sollicité pour de l’artisanat de toutes sortes, ainsi que pour de l’opium.

Mon désir, de ne pas rester sur un à priori médiocre de la région, m’a incité dans un premier temps à prolonger mon séjour jusqu'à Vieng Kok. Cela m'a permis de rejoindre en une seconde journée de vélo le Mékong. Cette piste de bonne qualité relativement peu vallonnée traverse des paysages intéressants. En fait, je ne le savais pas encore mais je me dirigeais vers le cœur du Laos.

Je confirme volontiers l’idée que la nuit porte conseil puisque le matin à peine debout me Vient l’idée de continuer mon chemin plutôt que de reprendre un bus pour retourner sur Luangmantha. Une fois extirpé de mon lit, il me restait qu’à rassembler mes idées et mes affaires. J’ai donc explique, la situation à mes acolytes Italiens qui devaient rejoindre la Thaïlande le soir même par bateau. Je souhaitais me joindre à eux afin de partager les frais de la location de l’engin. En plus, d’être mes voisins Européens, un point commun nous rapprochait, eux aussi étaient soumis à produire le même effort quotidien sur un vélo. Pendant que j’avalais mon riz sauté qui ne faisait pas l’unanimité auprès des mangeurs nationaux de pâtes (eux préfèrent manger des biscuits chinois, le matin), je leur dévoilais mon nouveau plan de parcourir la piste Vieng Dao-Poung en vélo.

Après avoir négocié le prix du trajet (la négociation a été vite faite étant donné qu'il n'y a pas de concurrence), nous avons pris place dans le petit bateau, nos genoux collés sous le menton. Dès que le moteur a dénié démarrer nous avions l'impression d'être dans un avion de chasse aquatique. L’échappement libre du 4 cylindres Toyota résonnait dans toute la vallée et nous avons été propulsé à plus de 50km/h. Après 20min de navigation et quelques rapides bien négociés, ils m'ont déchargé au milieu de nulle part. À la fois une grande émotion et une excitation m'a envahie et j'ai senti que les Italiens étaient un peu frustrés de ne pas pouvoir participer à l'aventure. Après la remise en route de l'ensemble homme et vélo, je me suis retrouvé au milieu de la place du village où tous les habitants s'activaient pour la construction du temple. L’homme qui semble être le chef du village m'a invité à prendre les travailleurs en photos. Il m'a demandé de parler dans un amplificateur de voix, quelle idée?

 



Publié à 01:30, le 19/02/2007
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 Après, avoir été l'objet de curiosité, je me suis retiré pour débuter la piste et en partant comme si nos destins devaient se croiser, je rencontre un couple francophone qui va me laisser une carte manuscrite utilisée pendant leurs dix jours de trek

Le premier jour, je parcours ainsi 20 Km de piste, je traverse une bonne dizaine de rivières à gué et je m'entoure d'un environnement de végétation intense qui laisse place parfois à des villages toujours plus rustiques et des vues sur la forêt primaire à l'infinie. Assez, rapidement malgré la faible moyenne horaire que je peux atteindre, je rejoins le gros bourg. Ce dernier contient une guesthouse avec tout le luxe inespéré, électricité et salle de bain individuelle. Mon lieu de restauration se trouve juste à cote. Grande est ma surprise lorsque je trouve le fils de la patronne, un peu "olé olé", parler anglais et me dire que si j'étais venu plutôt, j'aurais pu jouir du magnifique et romantique coucher de soleil. Cette sensibilité me surprend dans ce village, où il semble plus question de survie alimentaire quotidienne. En ce qui concerne mon menu, c'est assez simple: je mets un ou deux sachets d'épices dans les pâtes chinoises? Le serveur avec tout son professionnalisme apporte une touche de variété en me présentant son assiette de "fresh vegetable" (salade verte). Le lendemain, ma tentative de variante aura échoué dû à l'absence de lait concentré dans la maison. Je pars mon barda sur le vélo et mes pâtes aux « fresh vegetable » sur les coups de 9h30 pour 6 heures de vélo à travers cette piste du bout du monde.

Le soir encore loin de toute structure hôtelière, j'ai dû demander mon gîte et couvert auprès de la population. Apres, avoir essuyé un premier refus, j'ai été accepté dans une maison habitée par 4 hommes. Ils ont refusé que je les rétribue, mais en revanche le patron a souhaité voir mon passeport. La lecture a été laborieuse, je ne suis pas sûr qu'il ait d'ailleurs tout compris. La toilette dans la rivière a été succincte. Ensuite, j'ai pu partager le repas de riz collant mangé avec les doigts et bière que j'ai pu acheter pour la participation. Nous n’avons pas pu déblatérer pendant des heures sur la situation du pays mais avec quelques mots d'anglais et des signes, j'ai eu l'impression d’en apprendre plus sur la vie des gens qu'en une semaine de guesthouse.

 Cela n'a pas été la meilleure nuit du séjour, j'ai eu l'impression que les vaches venaient sous la maison pour meugler. Le réveil a été très matinal, donc froid. Nous sommes allés chercher de l'eau au puits alors que la brume était encore à la cime des arbres. Le petit dej. s'est pris debout autour d'une table avec riz et du porc mariné emballé dans des feuilles de banane.

 25km et quelques montées me séparaient de la route poussiéreuse que j'avais faite exactement il y a une semaine. Une fois arrivée sur la grande piste, j'ai pu arrêter un bus pour Luangmantha et la boucle se boucla...


Publié à 01:29, le 19/02/2007
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HOUE XAI- LUANGMANTHA.

J'ai pris une bonne douche avant de me mettre à écrire. Je n'ai pas affronté de montée insurmontable, ni d'intempérie pénible. En revanche, j'ai emprunté une route entre Houe Xai et Langmantha, une des tops ten des villes les plus grandes du Laos, (mais ça reste tout de même petit). Comme beaucoup d’autres villes, elle est plus ou moins en cours de construction. Il m'a fallu 3 jours pour venir à bout des 200kms de route entrecoupée de piste variée. Chaque jour est différent comme jusqu’à présent. Le premier jour après les 30 premiers Km de bonne route, j'ai circulé, je voudrais dire sur de la poudreuse. Pas celle, qui fond au creux de la main mais plutôt celle qui se colle de partout, jusqu'au fond des narines. Les miennes étaient particulièrement encombrées par le rhume que j'ai essayé d'enrailler pendant mon jour de repos. Je ne suis pas sur d'avoir été avantagé...

En fin d'après-midi, ayant retrouvé un bon revêtement, je dévorais les Km, m'arrêtant régulièrement dans les villages pour acheter, 1 lait de soja en brique, 1 boisson fortifiante, ou une bouteille d'eau (je trouvais déjà tout ça en Thaïlande). Parfois, il n’y a pas d’eau bouchée et les villageois ont eu la gentillesse de me donner leur eau. Une fois, c’était de l’eau bouillie marron et quelques villages plus loin, c’était de l’eau issue d’un bidon d’huile moteur dont les parois étaient tapissées de vase. J’ai d’ailleurs remarqué que, dans le village, tout le monde avait un bidon de la même marque. Une fois filtrée l’eau avait très bon goût, si ça peut vous rassurer. J’ai eu du mal le premier jour à m’arrêter. Je fuyais le moment où, je devais demander l’hospitalité. Je voyais les gens vivre dans de toutes petites cases avec des enfants partout. Avec seulement, 2 ou 3 accès à l’eau pour me décrasser, (Le besoin de confort me suit partout). Tout de même, dans un village un peu plus important, en mimant l’expression qui semble internationale, de celui qui veut dormir, quelqu’un m’a dirigé un peu plus loin sur ce qui semblait être les prémices de la guesthouse. Avant de trouver, la fameuse adresse, quelqu’un m’a proposé son home, lorsque je lui ai demandé le tarif, il n’a pas su me le donner. Je suis donc allé plus loin et j’ai trouvé ce commerçant, qui se lance dans l’hôtellerie. Jusque-là,

 



Publié à 01:30, le 13/02/2007
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je me sentais vraiment “étranger”, mais malgré tout j’étais aux anges de trouver ces petits bungalows proprets, qui étaient face à la rivière de surcroît. Avec douche commune fermée, avec poules et canards de la propriété dedans. Je pense qu’avant que l’information sur la prévention de la grippe aviaire arrive dans ce village, quelques oeufs de poule vont avoir le temps d’éclore. Enfin, je me suis réellement couché avec les poules, je crois même avoir dormi plus qu’elles. Dans cette famille, j’ai mangé un peu ce qu’ils voulaient que je mange (la situation c’est même reproduit dans un autre village). La où le menu, ni la communication verbale n’existe, la situation se pimente un peu. Même, si pour une fois ce dernier n’est pas en cause. Mon analyse est qu’ayant très peu de touristes, lorsqu’un apparaît, il faut le faire consommer. C’est pour ça qu’au petit déjeuner, j’ai eu droit à une boîte de thon, une demi-douzaine d’oeufs en omelette et j’ai fait l’erreur de demander mon repas à emporter avant d’être servit. Ainsi, j’ai trouvé dans mon Tupperware, une autre demi-douzaine d’œufs en omelette avec du riz. Le deuxième jour comme les deux autres est marquant par la quantité d’enfants à qui je devais dire bonjour. Je lève la main droite, je lève la main gauche; après l’effort, ça même été émouvant pour moi, mon ego est bien comblé…Les chinois n’ont pas encore inventé une main mobile qui m’éviterait de lâcher le guidon dans les passages délicats. Je tiens à parler des chinois car si le nord évolue si vite c’est bien grâce à eux. L’argent du tourisme va aussi, certainement beaucoup les aider. Les chinois, pour développer le commerce extérieur, ouvrent les frontières en créant un réseau routier qui va s’étendre à toute l’Asie. J’ai ainsi pu assister à ce travail colossal, d’hommes et de machines au cœur de la forêt vierge. Parfois, c’est la lutte de l’homme contre la nature. Lorsqu’une route est fraîchement conçue, que la nature n’a pas repris le dessus, on distingue bien comment la montagne a été découpée. Et, lorsque j’entendais les animaux de la jungle dans ces espèces de canyons, cela donnait une dimension toute particulière à l’effort fourni sur le vélo. J’avais envie de quitter cet univers et à la fois je l’ai vite regretté.

Publié à 01:29, le 13/02/2007
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MAE SAI.

Je suis ce soir dans le village, dont la rue principale est en fait l’achèvement de l’autoroute 1, qui rejoint Bangkok se trouvant à 1000km d’ici.

“Cette grande avenue” donc, se termine par le poste frontière du Myanmar (ex Birmanie). Un pont surplombe un brun de rivière qui fait le lien entre ces deux pays. Ce coin, le plus septentrional de la Thaïlande est le théâtre d’incessants va et vient.

J’ai eu le plaisir, ce jour de longer cette frontière qui parcourt les montagnes. Cette route n’étant pas la route principale, elle est très peu fréquentée et elle s’apparente presque à des montagnes Russes. Quelques postes de police militarisés témoignent de combats passés ou à venir. A aucun moment, je ne me suis senti en insécurité, même les chiens ne sont pas très vigoureux à cette altitude.

En revanche, les températures sont beaucoup plus basses, il semblerait qu’une zone dépressionnaire, se soit installé sur la Thaïlande, provoquant des masses nuageuses et une sorte de brume. Ceci n’étant pas très favorable pour retranscrire les beaux paysages sur la carte mémoire de l’appareil photo.

La région du nord de Chang Rai, en particulier, Mae Salong situe à 1080m d’alt, étant à mon avis le village touristique, le plus élevé de la Thaïlande, est caractérisé par sa production de thé chinois cultivé par ces derniers.

Ces lieux sont ainsi très cosmopolites, des tribus comme les akhas habitent dans les villages et je ressens une pauvreté que je n’ai encore jamais ressentie.


 



Publié à 01:30, le 5/02/2007
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LES MONTAGNES DE CHANG MAI.

Le relief s'est franchement accentué puisque après avoir pris 2 jours de pose à Mae hong song, je me suis fait un jour avec un col à 940 m d'alt. avec au total sur la journée 1350m de dénivelé et 70km. Avec en prime, une chaîne cassée dans une des dernières montées. L'expérience du cassage de chaîne quelque mois auparavant aidant et le matériel adéquat, j'ai pu réparer au bord de la route, avec parfois le regard amusé de certains conducteurs.

J'ai même fait la star du sommet. A ma grande surprise alors que j'arrivais essoufflé et que surtout la transpiration et le sel me faisais sur mon short un espèce de caleçon, que personne n'aurait voulu porter. C'est avec donc ce physique, si peu avenant, qu'un thaïlandais en vacances, (son appareil photo digne de celui de nos meilleurs reporters japonais, cherchant a photographier l'aiguille du midi), s'est approché de moi et m'a demandé si j'acceptais de me placer à coté de son ami, qui souhaitait figurer à coté d'un touriste… Ainsi, après cette journée d’effort et d’humour, j’étais content de retrouver un accueil chaleureux, 2 portions de repas et un bon lit à Soppong.

Ce que je ne savais pas encore, c’est que le lendemain m’attendait un col à presque 1400m de dénivelé. J’opterai donc pour la suite par un retour depuis Pai sur Chang Mai avec le vélo sur le toit du bus.

 



Publié à 01:30, le 31/01/2007
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ALIMENTATION ET LANGAGE.

Question bouffe, mon estomac ne se porte pas trop mal, j'apprécie la soupe de noodles avec coriandre, herbes diverses, soja, quelques bouts de viande, le tout dans un bouillon salé à la sauce de poisson, ils sucrent leur soupe, c'est pas mauvais et c'est bon pour le vélo car ça hydrate, sucre et sale l’organisme.

L'autre alternative se compose de riz sauté aux légumes, viandes (surtout poulet et porc) et oeufs. Je suis en train de faire une sorte de cure de ses produits aviaires, non-grippés j'espère. Je ne saurais les dénombrer, mais ma conso se monte peut-être à 20/semaine.

Côté langue, je deviens un parfait thailanglote avec trois mots de vocabulaire.

“Kop khun krap”= merci
“sawat di krap”=bonjour, au revoir
Et le must “eloi”=j'aime bien.

Le Thaï est assez facile (c'est moi qui ne suis pas bon), car il n'y a pas de conjugaison, de temps, d'article et pas de pluriel. Un mot peut tout faire à la fois. La différence ce fait par les 5 tons.

Exemple caractéristique du "Mai mai mai mai mai", qui veut dire plus ou moins, "le bois vert ne brûle pas, n'est-ce pas?".

Il y aussi une particularité, ils emploient souvent krap à la fin des mots (cité ci-dessus). Ceci est à utiliser, si c'est un homme qui parle et l'équivalent pour les femmes est kha.

L'Anglais a été récemment, introduit dans les programmes scolaires et se parle pour le tourisme et le business international.

L’accent est assez cocasse. Comme hier, ce Thaïs chinois qui m'a pris en stop malgré moi, (je crois qu'il avait pitié, en fait). Il changeait le B du Bridge en L. J'ai même voulu me faire passer pour un reporter amateur pour le faire parler et l'enregistrer tellement c'était comique. Finalement, j'ai réussi à filmer un bout de paysage exprès, pour immortaliser.

Dans les campagnes non-touristiques, l'Anglais est réduit à sa plus simple expression.

Un jour que j’étais entrain de me remplir la panse et de réhydrater mes tissus à l'ombre des tôles ondulées. Un jeune prenant sa pose de milieu de journée, après ses cours de facs, entrepris de converser avec moi, sur les choses importantes de la vie.

Après de maints essais, je pus comprendre France, femmes, belles. C’était très touchant. Et me sentant très compatriote, je ne pus m'empêcher d'acquiescer, évidemment. J'ai tout de même rajouté enfin tenté de rajouter, que certaines éprouvaient le désir incontrôlé de ressembler à nos amies corpulentes d'Amérique. Ceci, étant pour lui expliquer que toutes les femmes du monde ne sont pas comme les asiatiques fluettes et semblant vouloir se casser au moindre choc. Quoi qu'il en soit mesdames veuillez noter la bonne image internationale que vous dégagez.

 



Publié à 01:30, le 28/01/2007
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DEBUT DE LA MONTAGNE.

Effectivement, ça monte et ça descend mais rien de bien méchant et j'appréhende les virages cheveux au vent, les genoux collés aux sacoches, les écouteurs dans les oreilles.

Les moins trois qu'il y a en France, actuellement, ne sont pas d'actualité. Il fait toujours bien bon. Cet après midi, j'ai failli me baigner dans une piscine d'eau sulfureuse à 40 degré, jusqu'au moment où j'ai lu qu'il était interdit d'y mettre les pieds. Je me demande encore comment il faut se baigner là dedans, sans les pieds...

 



Publié à 01:30, le 27/01/2007
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Le Mekong et les chiens

Mes premières confrontations, mon vélo, le bitume et moi se sont faites à l’est, le long du Mékong.

 Enfin, je devrais étendre la confrontation précédente, avec celle que j’ai eu avec  les chiens. Ces derniers ne sont pas très méchants, mais ont parfois tendance à vouloir jouer le jeu de celui qui m’attrape la cheville en premier.

 Il y a des moments plus favorables pour eux, lorsque le soleil ne les accable pas trop. Malgré, les cas de rage et les morsures régulières (pas sur moi pour l’instant), il est facile d’apprendre a leur parler..(avec le dos d’une chaussure coquée). Non, que les fervents partisans de notre chère protectrice des animaux se rassurent, je plaisante. Leur crier de dégager, de manière déterminée, et sans trop laisser échapper sa peur semble suffire.

 Il semblerait que si l’on parle leur langue, c’est encore plus efficace.

Il faut parfois arriver a gérer: plusieurs chiens qui nous montrent leurs dents, le virage qui arrive alors que l’on se trouve déjà sur une route de graviers en devers.

 Je n’ai pas encore à maîtriser en plus une bombe lacrymo, que certains conseils.

Je pense, que le cycliste est d’autant plus expose au phénomène étant donne qu’il circule relativement peu de vélo. Je suis donc de se fait bien content de ne pas circuler en monture couchée.

 Je suis assez surpris de voir tant de chien, moi qui pensais plutôt les voir dans mon assiette.              C’est en discutant avec d’autres, que j’ai appris que le thaïlandais pense que le chien est la réincarnation des personnes de mauvaises vies.  C’est ainsi, que la race canine est protégée voir extrêmement mise en valeur à mon goût, pour un pays de ce niveau de développement.

 On trouve des chiens de grande race, certains sont parfois même habilles, c’est pourtant pas de peur qu’ils prennent froid.

 

 

 



Publié à 01:30, le 20/01/2007
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QUITTER BANGKOK.

Cette ville qui tend à devenir une ville de grattes ciels, au détriment des vieux quartiers est parfois difficile à quitter.

J'ai opté pour le train en voyage couchette 2ème classe, je vous prie. Il faut d'ailleurs réserver sa place au plus vite.

J'ai donc eu grâce à mon sens de l'orientation hors pair quelques difficultés à retrouver la gare en vélo et je me suis donc rendu compte qu'il est difficile de demander son chemin sur une carte. Le symbole du petit train n'est pas international.

Je remercie le guide du routard qui a traduit le nom des lieux car la majorité des thaïs ne lisent pas notre alphabet, en plus de ne pas comprendre l'Anglais.

Apres avoir chargé mon vélo moyennant un petit supplément je m'apprête à me diriger vers Nong Kai, ville frontière avec le Laos, au niveau du pont de l'amitié. Ce dernier a vraiment ouvert le Laos au tourisme depuis 1997, la date de sa première utilisation.

Apres, avoir été bercé toute la nuit par les vibrations du train, je vais pouvoir débuter par cette région longeant le Mékong, mon itinéraire a vélo.

 



Publié à 01:00, le 15/01/2007
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BANGKOK.

Cette première étape a démystifié cette mégapole, j’ai été content de la quitter au bout de 5 jours. Cela m’a permis de préparer et d’apprécier la suite du voyage. Le développement exponentiel de ces dernières années fait que la circulation est de plus en plus difficile. Des efforts importants sont en cours pour la construction d’un sky train et d’un métro sous terrain pour échapper à ce flot de voitures. L’air est finalement assez respirable étant donne que le parc automobile n’a à peine dix ans, cependant des systèmes insonorisant devraient être à étudier…
Le fleuve m’a offert un bon bol d’air grâces aux transports réguliers qui y sont organisés.
Les quartiers touristiques sont pour les locales sources de business dont le tatouage, l’implant de cheveux et la prostitution font parties. D’autres m’ont permis de me rafraîchir très régulièrement comme leur jus d’orange et leurs ananas prédécoupés.
Effectivement, malgré le plein hiver les températures peuvent dépasser les 30 degrés et ne pas trop baisser la nuit.
Pendant, ces journées d’acclimatations j’ai ainsi trouvé mon compagnon de voyage, un vélo trek 4300 acheté dans un magasin qui n’a rien à envier aux spécialistes européens. www probike.th
Apres la négociation de ce deux roues ainsi que les articles qui faciliteront mon quotidien, j’ai tout de suite pu expérimenter le service après vente. Devant, la faible expression des Thaïlandais, j’ai ramassé m’a pédale qui venait de se casser alors que je traversais la route à seulement un km du magasin. Certains vont penser que je suis mal barré, je préfère garder le sourire et remercier que se soit arrivé si vite et garder le sourire.
Circuler à Bangkok est effectivement un moment où tous les troubles intestinaux à types de diarrhée trépassent. Le cycliste n’est pas en position de force devant les bus fumants, les motos flambants neuves se faufilant de partout, les taxis climatisés de toutes les couleurs et enfin les tuktuk aux moteurs vrombissants ; ses fameuses motos trois roues que l’on retrouve un peu dans toutes les grandes villes de Thaïlande….



Publié à 12:52, le 14/01/2007
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